PréfaceLe CHÂTAIGNIER

LES SOUPES. Récit.

LA SOUPE était le plat principal de tous les repas de nos ancêtres matin, midi et soir. Faite presque exclusivement de pommes de terre et, suivant la saison, de quelques poireaux, raves, haricots, de potiron, chou, d’un morceau de lard ou d’un os salé pour l’assaisonner grassement. La soupe se servait sur du pain rassis, c’était donc un plat  » solide  » qui se mangeait religieusement. Dans un bourdonnement d’aspirations… On se délectait!
En Ardèche, on ne moulinait pas la soupe. Tous les légumes étaient coupés en julienne avant d’être mis à cuire. Quelquefois, on l’écrasait grossièrement avec un pilon. Pour être savoureuse la soupe devait cuire à gros bouillons. Elle ne devait pas traîner sur le feu. De nombreuses expressions témoignent de l’importance de la soupe:
–  » elle lave l’intestin  »
–  » elle remplit l’estomac  »
–  » elle fait grandir « . On disait aux enfants:  » Si tu ne manges pas ta soupe, tu ne grandiras pas « .
– La maîtresse de maison ne disait jamais « A table!  » mais  » A la soupe!  »
– Deux personnes qui se rencontraient en fin de matinée ou d’après midi, se saluaient par un joyeux  » Allez ! A la soupe !
Aujourd’hui la soupe ne tient pas une place aussi importante dans notre alimentation, on ne la mange que pour le souper.
Note: Pour la soupe il faut toujours choisir des pommes de terre s’écrasant bien. Ma grand-mère prenait des  » BEAUVAIS  » à chair blanche. Actuellement, on ne trouve plus cette variété sur le marché, alors je prends des  » BINTJE « .

Recettes de Soupes

Occitan