Le chevreau. Récit.Les fruits. Récit.

Le porc. Récit.

« Dis petit ! Préfères-tu ton père – ou ta mère ? – J’aime mieux le lard !  »

Cette plaisanterie que l’on retrouve dans toute l’Ardèche, témoigne de l’importance du lard et du porc en général. Conservée au sel, la viande de porc était la principale nourriture carnée de nos ancêtres. On la retrouvait sur la table tout au long de l’année, pratiquement à chaque repas, sauf bien entendu le vendredi et le temps du carême dans les familles catholiques.
Dans le porc tout est bon, du groin à la queue, en passant par les pieds, les oreilles, chaque morceau a une utilisation bien précise. Les boyaux pour le boudin et les saucisses, le péritoine (crépine) pour envelopper terrines et caillettes, jusqu’à la vessie qui gonflée et séchée fait une excellente blague à tabac
Aussi le porc était l’objet de soins attentifs de la part des femmes qui le nourrissaient toute l’année. Il avait la réputation d’être sale, son plus grand plaisir, dehors, est de fouiller la terre, de se rouler, mais on lavait toujours soigneusement les éléments de sa soupe (pommes de terre, betteraves, colverts, etc…) et si on lui donnait l’eau de vaisselle, ce n’était que pour lui apporter un peu de matière grasse. La vaisselle était lavée à l’eau très chaude on ne connaissait pas les détergents.
Même si on était très fier d’avoir  » un beau cochon « , on n’aimait pas beaucoup le montrer, on redoutait les personnes qui pouvaient avoir le  » mauvais oeil » et jeter un sort à l’animal, ce qui entraînerait inévitablement sa perte. C’était plus sûrement le bacille du  » rouget » qui risquait d’entraîner la perte du porc. Aujourd’hui cette maladie est traitée par les antibiotiques.
Cette crainte de perdre l’animal si précieux, explique le soulagement éprouvé lorsqu’on l’amenait sans accroc au grand jour de la  » tuaille « .
 » S’il n’y a pas de porc, – Ce n’est jamais la fête à la maison! »;.

Recettes de porc

Occitan