Les poissons. Récit.Le porc. Récit.

Le chevreau. Récit.

Pour Pâques, dans notre région, on mangeait toujours le chevreau ou cabri, que les enfants appelaient affectueusement  » ménénou « , car ils avaient gambadé et joué ensemble pendant sa courte vie. En ce temps là, les enfants étaient plus avertis du sort des animaux (naître, vivre et mourir pour nourrir l’homme) et c’est sans sensiblerie qu’ils assistaient au sacrifice de leur éphémère compagnon de jeu.
Généralement on tuait le chevreau le jeudi saint et on mangeait la sanguette. Le samedi, après avoir observé le jeûne du vendredi saint, on mangeait la tête et la fressure. La gelée et les gigots étaient réservés pour le déjeuner de Pâques.
Très souvent, on gardait un chevreau pour la Pentecôte, la viande était encore meilleure, plus goûteuse, plus ferme, car elle avait eu plus de temps pour  » se faire « .
Dans le chevreau, comme dans le porc, tout était bon, on ne gaspillait rien
– le sang pour la Sanguette,
– la tête en salade avec des pommes de terre,
– la fressure fricassée à la persillade,
les épaules et les côtelettes en gelée,
– les gigots rôtis,
et la peau était vendue au chiffonnier (patairot) qui passait dans la campagne avec une bicyclette dont le cadre, le guidon et le porte-bagages étaient chargés de peaux de chevreaux ou de lapins.;.

Recettes de chevreau

Occitan