SOUPE À L’OIGNONSOUPE AU POTIRON

SOUPE À PLANTE CUILLER

Ingrédients : 2 pommes de terre, 2 carottes, 2 poireaux, 100 gr. de gruau de blé, 100 gr. de haricots blancs secs, 50 gr. de pois chiche, 300 gr. de lard salé plus une saucisse de couennes, sel et poivre.

• La veille, mettre à tremper le gruau, les haricots et les pois chiches pour les faire gonfler.
• Mettre à cuire le gruau, les haricots, les pois chiche et le lard dans 3 litres d’eau froide, porter à ébullition et laisser cuire une heure.
• Ajouter tous les légumes coupés en petits carrés. Laisser cuire encore une heure.
• Rectifier l’assaisonnement avec sel et poivre. Entre temps
• Mettre la saucisse de couennes dans un faitout, couvrir d’eau, porter à ébullition puis laisser frémir pendant 20 minutes.
• Servir la soupe, puis le lard et la saucisse de couennes.

Cette soupe, plus le lard et la saucisse de couennes, constituaient le déjeuner des jours de neige. Ces jours-là, le matin, tous les hommes faisaient une trace dans la neige depuis les fermes jusqu’au village, par peur d’être isolés, et pour que les enfants puissent aller à l’école. Quand, dans la tempête de neige, ils revenaient du village, la pelle sur l’épaule, le pain sous l’autre bras dans un gros sac de farine donné par le boulanger (c’était les seuls jours où les hommes faisaient les commissions, un travail de femmes !), ils avaient l’onglée et les pieds gelés. Ils étaient donc heureux de trouver un bon repas bien chaud et bien savoureux. Là, tout en se régalant, ils racontaient aux femmes ce qu’ils avaient appris dans la matinée: « Ils avaient rencontré “Chose” qui leur avait dit que “Machin” avait un lumbago et ne pouvait pas participer (pour faire la “trace”). — La mère VERNHES est grippée, on lui a apporté son pain, mais il faudra aller la voir demain matin, il se pourrait qu’il faille aller chercher le médecin, elle pourrait bien avoir une pleurésie. — il paraît que la femme de celui qui habite à la Béraude va accoucher, l’Henri y accompagnera la Louise avant la nuit, ainsi ils seront plus tranquilles (la Louise était la femme du village qui présidait aux accouchements). — Le pauvre père FAURE est mort et si la neige continue de tomber, on ne sait pas comment il faudra faire pour l’enterrer… » Note: Autrefois, dans une ferme, vivaient deux ou trois générations plus les commis, c’est pourquoi je parle des hommes et des femmes.

Toutes les recettes de soupes

Toutes les recettes de février

Occitan