LE GRAS DOUBLELES BOULETTES

LE POT AU FEU

Pour 4 à 8 convives: 1,500 kg de plat de côtes de boeuf avec os, 750 gr. de jarret de boeuf sans os, 1 os à moelle, 1 oignon piqué de 4 clous de girofle, 2 feuilles de laurier, 2 brindilles de thym, 1 branche de céleri, 4 poireaux, 8 carottes, 8 petites raves, 8 pommes de terre « Bintje », sel et poivre.

• Dans une marmite assez grande, mettre 3 litres d’eau, l’oignon, le laurier, le thym, le céleri, sel et poivre, porter à ébullition.
• Plonger la viande dans l’eau bouillante, laisser cuire 1 heure et demie.
• Ajouter l’os à moelle, les poireaux, carottes, raves, laisser cuire encore 1 h.
• Ajouter les pommes de terre, laisser cuire encore une demi-heure.
• Servir un peu de bouillon avec des croûtons et du gruyère râpé. En saison, on peut remplacer les croûtons par des châtaignes bouillies.
• Couper une fine tranche de pain par convive, tartiner de moelle, saler, et manger aussitôt, la moelle fige très rapidement.
• Pour finir, découper la viande, servir avec: les légumes, une sauce verte, des cornichons et de la moutarde à l’ancienne.

Le pot au feu était un plat du dimanche, quelquefois de la Toussaint quand des parents habitant la ville venaient pour fleurir les tombes des anciens. C’était également l’occasion de goûter les premières châtaignes avec le bouillon. Et, à la fin du repas, quand la maîtresse de maison apportait le café et l’eau de vie, les convives repus et joyeux lançaient «Radusètz lo bolhit ». C’était une façon de lui dire qu’ils avaient bien mangé, qu’ils s’étaient régalés, qu’ils n’en pouvaient plus ! Le pot au feu était tellement traditionnel pour les repas de famille, qu’on disait également « Radusètz lo bolhit » quand on avait mangé un rôti ou un civet! La viande de pot au feu peut être facilement réchauffée, on peut également la manger froide avec moutarde et cornichons, en salade avec tomates et pommes de terre. Elle peut également servir pour farcir des légumes et surtout pour faire des boulettes ( Radusètz lo bolhit »: Ramenez le pot-au-feu. Mais cette expression en Français n’a aucune saveur, c’est pourquoi elle était, et est toujours, lancée en occitan même par les cousins de la Ville qui sont heureux de prouver ainsi qu’ils n’ont pas oublié la langue du pays, qu’ils sont toujours de la famille…)

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